21 rue de la boétie Picasso, Matisse, Braque, Léger... au musée Maillol jusqu'au 23 juillet

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Jusqu’au 23 juillet au musée Maillol, l’exposition "21 rue La Boétie " plonge le visiteur dans l’atmosphère d’une galerie d’art du XXe siècle, celle de l’un des plus grands marchands d’art de l’époque, Paul Rosenberg (1881-1959).

« J’ouvre prochainement de nouvelles galeries d’Art moderne, 21, rue La Boétie, où je compte faire des expositions périodiques des Maîtres du XIXe et des peintres de notre époque. J’estime toutefois que le défaut des expositions actuelles est de montrer isolément l’oeuvre d’un artiste. Aussi ai-je l’intention d’organiser chez moi des expositions d’ensemble d’Art décoratif. Bien des personnes, qui ne sont pas assez sûres
de leur goût ou du goût des Artistes, pris séparément, verraient leur tâche facilitée en jouissant d’un coup d’oeil d’ensemble de l’étroite réunion de tous les Arts dans l’atmosphère d’une habitation privée», écrivait Paul Rosenberg dans les années 1910.
L’écrivain Maurice Sachs le confirmait : «  Vous entriez chez Rosenberg comme dans un temple : les profonds fauteuils de cuir, les murs gaînés de soie rouge... il savait donner un éclat extraordinaire aux peintres qu’il protégeait » (extrait du livre d’Anne Sinclair, 21 rue La Boétie, paru aux éditions Grasset & Fasquelle, 2012).
Par une scénographie immersive, le visiteur découvre les salons et l’environnement d’une adresse incontournable de l’histoire du marché de l’art. Le 21 rue La Boétie, dans le 8e arrondissement de Paris, s’ouvrait sur une atmosphère douce pour rassurer les amateurs venus se confronter à la peinture de leurs contemporaines : Matisse, Léger, Picasso...

Marchand d’art visionnaire, Paul Rosenberg a su endosser ce rôle de passeur de modernité en défendant ses amis qui allaient devenir des maîtres incontestés de l’art moderne. Sa galerie mythique a servi de pivot à la peinture de son temps en France, et plus largement en Europe et aux Etats-Unis. « C’est toute cette histoire que découvrent à présent les visiteurs du musée Maillol. Celle d’une peinture d’avant-garde devenue classique, celle d’un monde disparu, d’une histoire qui s’éloigne, et d’un homme, Paul Rosenberg, mon grand-père, qui, pour eux, reprend vie», livre Anne Sinclair.
L’exposition rassemble plus d’une soixantaine de chefs-d’œuvre de l’art moderne (Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque, Henri Matisse, Marie Laurencin...) pour certains inéditsen France et provenant de collections publiques majeures telles le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, le Musée Picasso à Paris, ou encore le Deutsches Historisches Museum de Berlin, ou d’importantes collections particulières
comme celle de David Nahmad. Retracer l’histoire et la carrière de Paul Rosenberg, c’est aussi se remémorer permet la tourmente de la
Seconde Guerre mondiale dans laquelle la galerie a été plongée. Occupation, exil, spoliation, libération, retour, restitution... Paul Rosenberg et sa famille vivent comme tant de Français les bouleversements de ces années charnières du XXe siècle.

Pillée dès juillet 1940 sur ordre des nazis, le 21 rue La Boétie est réquisitionnée en mai 1941 pour abriter le tout nouvel Institut d’Étude des Questions Juives (IEQJ) et devient l’officine de la Gestapo. De nombreux tableaux spoliés à l’époque mettront des années à être restitués.

Informations pratiques

MUSÉE MAILLOL
61 rue de Grenelle
75007 Paris
Tél : +33(0) 01 42 22 57 25
Métro : Rue du Bac, ligne 12.
Bus n° 63, 68, 69, 83 et 84.
HORAIRES D'OUVERTURE
Le musée est ouvert tous les jours en période d’exposition temporaire, de 10h30 à 18h30.
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30.
TARIFS
Plein tarif : 13 €
Tarif réduit : 11 €

www.museemaillol.com